Hormis les parents, s’il y’a bien des personnes qui donnent tout ce qu’ils ont au quotidien pour Lisandro, ce sont bien les bénévoles.
Chacun d’eux n’hésite pas à prendre du temps sur sa semaine déjà chargée pour venir jouer et interagir avec Lisandro pour l’aider à progresser davantage.
C’est le cas de José, Français d’origine portugaise et retraité qui se livre à nous aujourd’hui.
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R : Bonjour José !
J : Bonjour Rémy !
R : Peux-tu te présenter en quelques mots ?
J : J’ai 65 ans. Je suis né à porto et est arrivé en France à l’âge de dix ans. J’ai intégré l’armée. J’ai travaillé pendant 18 ans à Carrefour, puis Véolia et huit ans à Air France.
R : Tu es l’un des premiers bénévoles à avoir intégré l’association Aidons Lisandro. Comment est-ce que tu en as entendu parler ?
J : Ma femme a vu ça sur Internet et ça m’intéressait comme je m’étais occupé d’un petit garçon autiste. J’ai laissé un message à Élise et elle m’a rappelé le soir.
R : Est-ce que justement cette première expérience t’a motivé ?
J : Je ne connaissais pas ce handicap avant cela. Je ne savais pas que ce mot-là existait et puis au fur et à mesure de vivre cette expérience, on se rend compte des énormes efforts fournis par les familles et cela me laisse béat. Donc si je peux être une petite pierre à l’édifice, c’est avec plaisir.
R : peux-tu nous décrire Lisandro en quelques mots ?
J : Je trouve que Lisandro a plusieurs facettes. On a commencé à six ans. Il y’a quelques fois où il est un peu boudeur, mais il est aussi très attentif à la personne en face de lui. Il est prêt à nous aider. C’est un garçon espiègle, mais je commence à repérer ça depuis quelques mois à son regard.
Quand on sent que la bêtise va arriver, on le voit à son regard et on a intérêt à être réactif. Dernièrement, il a arraché la boîte de mouchoirs et a tout arraché, du coup on a fait bataille de boules de mouchoirs (rires).
R : Tu as pu te rendre compte également que Lisandro est très intelligent ?
J : Oh que oui ! quand il va commencer à verbaliser, quand on va commencer à échanger, je pense qu’on va avoir de très bonnes surprises.
R : Est-ce que tu peux nous raconter une séance qui t’a marqué avec Lisandro ?
J : Dernièrement, quand il a arraché la boîte de mouchoirs, il faisait des petites boulettes et les donnait à manger au dinosaure. On a passé dix minutes à nourrir le dinosaure. Parfois, il y’en a certaines qui m’interpellent quand il est en colère. Très souvent, je me refais un petit feedback et je me dis « qu’est-ce que j’ai fait ? »
R : Ça t’arrive de te remettre en question ?
J : Tout le temps parce que dans une séance il peut se passer différentes choses. Avoir de belles interactions. En sortant des fois je me demande si ça n’aurait pas pu être mieux. Il faut rester sur la méthode 3 I. En général, je rentre et discute avec ma femme pour savoir comment faire mieux la prochaine fois.
R : Qu’est-ce que tu as remarqué comme progrès chez Lisandro depuis le début de la méthode ?
J : Indéniablement le fait qu’il soit bien avec les gens et que le contact ne le gêne plus. Il regarde et ne m’évite plus. Les échanges avec les jouets et tout ça font qu’il s’est approprié la salle de jeu. Au départ, c’était un petit garçon qui restait dans son coin et ne regardait pas. Actuellement, ça n’a plus rien à voir. Il repère tout et il est très observateur.
R : Est-ce que tu aurais un mot de la fin pour les futurs bénévoles qui voudraient intégrer l’association ?
J : S’ils veulent se rendre compte de ce que c’est d’avoir d’agréables surprises au quotidien, il faut venir.
R : Merci beaucoup José.
J : De rien Rémy !
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Merci à José pour sa participation
